Sans titre, de la série Rebâtir le ciel par Simon Emond – Galerie Jano Lapin
Sans titre, de la série Rebâtir le ciel par Simon Emond

Sans titre, de la série Rebâtir le ciel par Simon Emond

Simon Emond

Price $700.00 Sale

Photographie numérique, impression jet d'encre sur PhotoRag, édition limitée à 2 exemplaires.
Encadrement disponible en érable laqué noir, verre antireflet.

24 x 36 ''

**Encadrement sur mesure disponible - SVP contacter Anne@JanoLapin.com pour une soumission 

Cette série a été réalisée lorsque je me suis permis d'aller à la rencontre de la communauté LGBTQIAP2S+ vivant en région ou l'ayant quitté, en récoltant leur témoignage. J'ai, par la bande, été à la rencontre de moi- même. Il fallait tourner notre regard vers la complexité du comos pour mieux accueillir la notre et laisser notre regard, habitué à la lumière aveuglante du cis-heterocentrisme, s'acclimater à l'obscurité de la nuit et de nos placards, pour y voir réapparaitre le monde, sous un tout autre éclairage.

//Simon Émond (pronom : iel) est un·e photographe émergent·e et autodidacte né·e en 1992. C’est à Métabetchouan sur les berges du Piekouagami, territoire non-cédé, qu’iel vit et travaille. Après un parcours mené de façon plutôt indépendante avec les expositions Portrait (2018) et Noir sirène  (2019), iel reçoit la reconnaissance des pairs en 2020 avec l’octroi de plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, la reconnaissance des centres d’artistes en réalisant ses premières résidences de recherche et création et, la reconnaissance des médias nationaux et internationaux, en étant publié·e notamment dans BESIDE, Vie des arts, True North Photo Journal, Le Devoir et INTO. Durant cette même année, iel est la première personne ouvertement transidentitaire à être exposée au festival international de photographie documentaire Zoom Photo. Récemment, iel copublie Rebâtir le ciel, son premier livre—www.rebatirleciel.com

//Le récit de la lumière est le cœur de ma pratique, à un point tel que je ne vais pas à la rencontre d’un sujet prédéfini : c’est lui qui s’impose à moi en fonction de ce qu’en fait cette lumière, comme un passage obligé pour mettre en branle mon processus de création. Je ne cherche donc pas à faire des images avec ma caméra, mais à me placer dans des situations de captation qui me permettront, en chambre noire numérique, de révéler ce que la lumière a à me raconter à travers les photographies que j’ai prises.

Si j’apprécie particulièrement l’approche documentaire, c’est beaucoup pour que cette quête de lumière en photographie se dépose sur des gestes concrets, des situations où les « sujets » sont ensemble et produisent quelque chose, où le monde qui m’est donné à voir devient la surface d’un échange entre la clarté et l’obscurité. Cette posture dans le travail n’est pas étrangère à ma transidentité. Ce dialogue ininterrompu entre moi et ce qui se passe en dehors de moi, cette empathie pour ce que la lumière cherche à m’adresser, mouvante et à la fois maîtresse de ce qui est visible et invisible, n’est peut-être qu’une autre manifestation de ma propre quête identitaire, dynamique, insaisissable, qui cherche à rendre manifeste ce que je suis et taire ce qui n’est qu’un construit que je m’impose. Et comme pour ma transidentité, ce travail photographique se fait surtout à travers cette longue et lente déconstruction des images que j’ai prises, un travail sensible en dialogue avec la lumière, comme si mon œil était phalène attirée par celle-ci, ma sensibilité mise au service de ce qui doit apparaître. De ce qui doit être tut.