Câble (Série mines BC I et II) par Alexanne Dunn – Galerie Jano Lapin
Câble (Série mines BC I et II) par Alexanne Dunn

Câble (Série mines BC I et II) par Alexanne Dunn

Alexanne Dunn

Price $830.00 Sale

Huile sur toile (2020)
22 x 30 ''  

Mon récent travail met en lumière des détails de l’architecture ainsi que des objets, matériaux et débris trouvés sur les territoires miniers. Ces lieux, étant des terrains privés, ne sont pas accessibles à la population générale. Pendant longtemps j’ai pu regarder ceux-ci, mais avec une distance imposée. En 2018, ayant eu une autorisation des propriétaires des Mines British Canadian I et II, j’ai pu aller me promener sur ces sites qui tombent en ruine et réellement prendre le temps de les découvrir. J’ai été charmée par la beauté de ces choses très banales qui habitent ces territoires. Il peut s’agir de blocs de béton au sol, de vieilles tôles froissées d’un bâtiment, d’un réservoir rouillé, de matériaux et déchets empilés en tas, etc. Dans la photographie utilisée pour l’œuvre Câble, j’aimais la façon dont le câble venait décorer la structure rouillée. Accroché en hauteur, il tombait derrière la structure pour réapparaître par-dessus celle-ci.

//Alexanne Dunn est une artiste originaire de Thetford Mines qui vit et travaille à Québec. Principalement par la peinture, elle explore son sentiment d’appartenance envers les territoires miniers de sa ville natale. Elle a obtenu son baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia en 2018 et réalise présentement sa maîtrise en arts visuels à l’Université Laval. En 2019, elle réalise sa première exposition individuelle à Espace ) ( Parenthèses (Québec). Son travail a notamment été présenté dans le cadre de foires et expositions collectives à Art Mûr (Montréal), ARTCH (Montréal), à l’Écart (Rouyn- Noranda), à la Foire en art actuel de Québec (Québec) ainsi qu’à la Galerie 3 (Québec).

//Sa démarche artistique porte sur mon attachement envers les territoires miniers de sa ville natale, Thetford Mines. Bien que l’exploitation minière fasse partie du passé, les traces laissées sur le territoire sont encore si imposantes qu’il est impossible de l’oublier. La population locale conserve toutefois un fort sentiment d’appartenance envers son passé, tout en étant témoin des bâtiments qui, tranquillement, tombent en désuétude. Son travail manifeste la relation paradoxale qu'elle entretient avec ces territoires; une attestation de ma propre perception modelée par mes interactions quotidiennes avec ceux-ci. Une pratique qui est d’abord profondément sensible, où les discussions politiques, économiques et environnementaux par rapport à la dangerosité de l’amiante deviennent superflues. En évitant d’aborder les enjeux d’actualité, elle refuse de réduire le paysage à ses controverses. Elle tente de souligner la beauté d’un territoire désormais déchu aux yeux de la société par son absence de bénéfice monétaire. Les codes de formes et de couleurs développés cherchent à modifier, questionner et flouer notre perception du paysage. Naturellement, des réflexions autour du médium de la peinture apparaissent. Les oeuvres sont tout autant influencées par les possibilités picturales que par la référence photographique. Le travail devient parfois complètement abstrait, où l’exploration de la matière guide l’image que prendra la mine.